Mayu Ikeda est une artiste japonaise contemporaine spécialisée dans la création numérique, qui réalise l’ensemble de ses œuvres exclusivement à l’aide d’un smartphone.
Depuis le début de sa pratique en 2017, elle a développé un langage visuel singulier qui fusionne l’expression numérique et l’esthétique traditionnelle japonaise.
Ses créations s’articulent autour de thèmes universels tels que la paix, la durabilité et la transmission culturelle.
En limitant volontairement son dispositif de création à un outil minimal — le smartphone — elle remet en question les conventions et les processus mêmes de la création artistique, affirmant que l’essence de l’expression ne dépend ni de l’abondance des moyens ni de la sophistication des outils.
Style de création et pensée
La pratique artistique de Mayu Ikeda s’enracine dans la conviction que l’art peut atteindre les êtres humains au-delà des langues, des frontières et des technologies.
En choisissant délibérément de travailler exclusivement avec un smartphone — sans recourir à l’intelligence artificielle ni aux technologies de génération automatique — elle se consacre à une expression fondée sur sa sensibilité et un geste entièrement manuel, laissant ainsi l’intuition, la spontanéité et le flux émotionnel s’inscrire directement dans l’œuvre.
Ses créations explorent de manière récurrente des thèmes tels que la paix, la conscience du changement climatique, la coexistence, ainsi que les relations invisibles qui relient les êtres humains, les cultures et la nature.
Prenant le digital art comme point de départ, elle traverse divers champs — mode, projection mapping, performances collaboratives — cherchant une forme d’expression capable de relier tradition et innovation.
Parcours artistique
Reconnaissance et premières activités (2017–2019)
En 2017, elle entame son activité en tant qu’artiste numérique.
En 2018, les œuvres réalisées exclusivement sur smartphone connaissent un essor rapide sur les réseaux sociaux, atteignant plus d’un million d’engagements (« j’aime ») en l’espace d’un mois.
La même année, le Nihon Keizai Shimbun la sélectionne comme KOL — « Leader d’une nouvelle ère choisi parmi divers domaines » — devenant ainsi la plus jeune lauréate de l’année 2018.
Elle intervient également en tant qu’ambassadrice et publie une chronique en série en page d’accueil de l’édition numérique du journal.
En 2019, elle participe à des projets de projection mapping dans un musée d’art vidéo, assure la direction artistique de l’installation lumineuse « Nature × Art » au parc botanique Jindai de Tokyo, et intervient lors de conférences.
Expositions internationales et expansion globale (2020–2022)
À partir de 2020, son activité s’élargit à l’international.
Elle participe à des forums organisés par de grands instituts de recherche et développe des collaborations transdisciplinaires avec écrivains, musiciens et designers.
En février 2022, elle reçoit le Grand Prix des « WORLD CREATOR AWARDS 2021 », prix international organisé en Corée du Sud et réunissant six pays d’Asie.
La cérémonie de remise des prix réunit des personnalités issues des milieux sportif et artistique, et le trophée lui est remis par l’ancien champion du monde Kuniaki Shibata.
La même année, un numéro spécial lui est consacré dans un magazine lifestyle officiel appartenant à une princesse saoudienne.
Distribué à bord de l’ensemble des vols de Saudia Airlines, ce magazine contribue à renforcer sa reconnaissance internationale au Moyen-Orient.
En 2022, elle intervient au Pavillon autrichien de l’Exposition universelle de Dubaï dans le cadre du programme « Digital Art for Climate / Music for SDGs », prenant la parole au nom des artistes numériques sur des thèmes liés à la paix mondiale et à la durabilité.
Elle est également invitée à une conférence affiliée aux Nations Unies à Dubaï, affirmant sa présence au sein de plateformes culturelles internationales.
Par ailleurs, elle organise à la Tokyo Tower une exposition participative de grande envergure, fusionnant art numérique, mode, NFT et artisanat traditionnel, et est sélectionnée en tant qu’artiste individuelle pour la réalisation d’un projet de public art d’envergure.
Mode, cinéma et diplomatie culturelle (2023–2024)
À partir de cette période, elle approfondit son engagement dans les domaines de la mode, du cinéma et de la diplomatie culturelle.
Elle collabore avec des designers internationaux et participe aux Fashion Weeks de Paris, Milan, Londres et New York, présentant des œuvres numériques déclinées sous forme de foulards et de textiles pour kimono.
Ses créations sont publiées dans des médias internationaux tels qu’Arab News, et elle est invitée à présenter ses œuvres dans des contextes officiels réunissant des membres de familles royales et des acteurs diplomatiques au Moyen-Orient.
Parallèlement, elle contribue à un projet cinématographique présenté au Festival de Cannes, où elle est officiellement créditée en tant que collaboratrice artistique.
Activités récentes et projets en cours (2025–)
Ces dernières années, elle présente ses œuvres dans des galeries et institutions internationales à New York, Paris, Shanghai, ainsi qu’à l’Exposition universelle d’Osaka-Kansai (Expo 2025) et lors d’événements liés aux Nations Unies.
Elle développe des projets de projection mapping soutenus par des sponsors internationaux, des dispositifs visuels à grande échelle et des collaborations associant technologies de pointe et artisanat traditionnel japonais, élargissant encore son champ d’expression.
Animée par la volonté de créer une résonance au-delà des générations et des frontières, elle poursuit une démarche qui conçoit l’art comme un outil de dialogue culturel.
Principaux domaines de création
- Art numérique (création manuelle sur smartphone)
- Peinture et mixed media
- Projection mapping / design visuel
- Mode et art textile
- NFT / projets d’art Web3
- Public art / installations participatives
